Le Pont sur l'Oyapock

La construction en cours d'un pont doit relier d'ici 2010 les rives française et brésilienne du fleuve entre les communes de Saint-Georges de l'Oyapock, côté français, et Oiapoque, coté brésilien.

                                

Le projet de construction de ce pont routier sur le fleuve Oyapock, frontière naturelle entre la Guyane et le Brésil, est lancé lors d'une rencontre entre les deux chefs d'Etat, les présidents Jacques Chirac et Fernando Henrique Cardoso.

Le projet est concrétisé par la signature d'un accord par les présidents Chirac et Lula da Silva. Il vise à la création d'une liaison routière, comportant un pont sur l'Oyapock, qui reliera les communes de Saint-Georges, en Guyane, et d'Oyapoque, dans l'Etat de l'Amapa. Cette nouvelle voie de communication -- financée à part égale par la France et le Brésil -- doit permettre de désenclaver la Guyane française, en établissant une jonction entre Cayenne et Macapa, capitale de l'Amapà.

Au niveau de la municipalité, la construction de ce pont génère des interrogations : ce pont qui relie deux pays sera-t-il un pont qui sépare deux communes historiquement et géographiquement proches ? L'équipe municipale oeuvre dans le sens de l'union et de la coopération transfrontalière afin de conserver ces liens et que Saint-Georges sorte enrichie des changements générés. Le plan d'aménagement de la commune et les projets de développement touristique et économique convergent dans ce sens.

Contruction du pont

Le groupement d’entreprises brésiliennes EGESA/CMT a remporté en avril 2009 l’appel d’offre pour l’édification du pont sur l’Oyapock. Avec un devis de 54 millions de reals (22 millions d’euros), il est mieux disant de 15 millions d’euros que Delta/Nofrayane/Vinci, le consortium franco-brésilien.

La première pierre devait être posée en septembre 2009, selon le calendrier qui prévoit une inauguration en octobre 2010 et seize mois de travaux. Par ailleurs, il a été question de la transamazonienne Macapa-Oyapocke, la BR 156. Quarante kilomètres ont été réalisés en 2008. Il en reste 190 avec de nombreux ponts à consolider.
Les terrassements devront durer six mois ; la construction du poste frontière et la pose de la signalisation devront impérativement être achevées pour l’inauguration. La commission mixte transfontalière devra encore rédiger un protocole de circulation des biens et des personnes. Il devait être prêt pour juin. La commission économique pour le pont, portée par le préfet avec les chambres consulaires, devra aussi se prononcer sur un éventuel péage et sur la réglementation. Il faudra aussi résoudre des petits problèmes comme sur la RN 2 qui ne supporte pas de poids-lourds de plus de 15 tonnes et, au pont, avec des parkings prévus pour des 35 tonnes !

 
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